recit merveilleuxLes élèves de 6ème ont étudié, lors des séances de français, le récit merveilleux. A l'instar des grands écrivains, ils ont pris la plume et se sont essayés à l'exercice d'écriture en respectant les critères du genre.

Je vous propose de découvrir quelques textes choisis écrits par les élèves.

Il était une fois, dans une lointaine contrée, dans une forêt enchantée, une magicienne et son petit lapin, Flocon de neige. Ils vivaient dans un manoir, non loin d’une chaumière habitée par une terrible sorcière. La magicienne vivait dans le bonheur alors que Flocon de neige devenait de plus en plus malheureux car ses pouvoirs ne se manifestaient pas.

Un jour, il alla voir son amie mais il ne la trouva pas dans son laboratoire, ni dans son jardin ni dans son manoir. Alors, inquiet, il partit à sa recherche. Flocon de neige se rendit dans la forêt et demanda à ses amis de l’aider à la retrouver. Ils fouillèrent tout le bois et ce fut le hibou qui la vit, prisonnière dans la chaumière de la sorcière.

Le petit lapin prit son courage à deux mains et se dirigea vers la masure. La vilaine femme était en train de préparer une mixture pour voler les pouvoirs de la magicienne. Quand Flocon la vit, il courut vers la fenêtre la plus proche, l’ouvrit et entra. Une fois à l’intérieur, il se dirigea vers la cuisine et se cacha derrière la porte. Quand la sorcière sortit pour chercher des herbes magiques, il se précipita pour sauver son amie. Il essaya de défaire ses liens mais n’y arriva pas.

Tout à coup il eut une idée : il prit un petit flacon de potion, grimpa sur un meuble et se cacha. Quand la sorcière arriva, il bondit sur elle, lui administra la potion et récupéra ses pouvoirs. Puis, grâce à ceux-là, il libéra la magicienne et transforma la vieille femme en statue de pierre.

Depuis ce jour, plus aucune sorcière ne vint (perturber leur quiétude) et Flocon de neige eut enfin ce qu’il désirait : des pouvoirs magiques. Le petit lapin et la magicienne vécurent dans la joie et le bonheur, dans leur manoir, jusqu’à la fin de leurs jours.

EMMA B., SARAH J. et QUENTIN S., 6C

 

Il était une fois un petit garçon au visage blanc comme la neige. Il vivait dans un village fleuri et tous les jours, il allait avec son chien chasser dans la forêt.

Un jour, ils y rencontrèrent un dragon. Il était si méchant qu’il cracha du feu sur le petit garçon qui, pris par la peur, fuit, laissant son chien derrière lui.

Le lendemain matin, Matéo, le petit garçon qui était futé et rusé, demanda à Hector, le magicien, s’il était possible de tuer le monstre. Le magicien lui répondit que même l’épée la plus tranchante ne transpercerait pas sa peau. Il lui fallait faire avaler un poison au monstre. Alors Matéo tendit un piège à la bête. Il tua deux, trois lapins et prit la viande fraîche. Quand il arriva dans la forêt du dragon, il disposa la viande par terre. Ensuite, il prit la fiole qui contenait le poison préparé par Hector et renversa la moitié sur la viande. Enfin, il se cacha derrière un buisson et attendit. Peu de temps après, le dragon dévorait déjà la chair fraîche à pleines dents et après quelques bouchées, il s’écroula, mort.

Quelques heures plus tard, le petit garçon retrouva son chien et ils rentrèrent ensemble. Ils passèrent chez le magicien pour le remercier chaleureusement du service rendu.

Quand ils rentrèrent chez eux, la mère du petit Matéo était tellement contente de les retrouver sains et saufs qu’elle prit son fils dans ses bras et l’embrassa. Tout se finit bien. Depuis, le garçon ne chassait plus ; il restait chez lui avec son chien à jouer dans son jardin. Et, en quelques jours, il oublia tout.

Adapté de NATHAN H., EMELINE L., et ENZO G., 6C.

 

Il était une fois une petite fille qu’on surnommait Arc-en-ciel car elle avait de longs cheveux multicolores. Elle habitait avec ses parents sur la planète Lila. Sur cette planète, il y avait plein de fleurs géantes, des lacs bleu turquoise, des animaux, des plantes très étranges et des monuments volants. La famille habitait sur une rose bleue. Arc-en-ciel adorait aller jouer sur la plage et ramasser des coquillages.

Un jour, la petite fille alla se promener dans la forêt de fleurs mais elle n’avait pas prévenu ses parents. Au bout d’un moment, elle arriva devant un lac turquoise qu’elle ne connaissait pas ; elle regarda en arrière et ne vit plus le sentier ! Alors la jeune fille aux cheveux de toutes les couleurs monta sur une pâquerette pour repérer sa maison mais n’aperçut aucune rose bleue. Elle redescendit, très inquiète, car ses parents l’avaient prévenue : des créatures étranges apparaissaient la nuit. Arc-en-ciel repéra une petite grotte pour dormir et s’installa sur des feuilles de jonquilles géantes.

Au matin, elle vit une magnifique pierre bleu ciel aux reflets argentés. Elle la prit dans sa sacoche et se remit en route. Bientôt, la jeune fille arriva devant le pommier qui marquait l’entrée de son village. Elle monta à toute vitesse sur la rose bleue ; ses parents, morts d’inquiétude, l’attendaient. Après les avoir rassurés, elle monta dans sa chambre et observa la pierre bleue puis se coucha car elle était morte de fatigue.

Pendant la nuit, elle fut réveillée par un craquement qui venait de la pierre. Elle vit tout d’abord sortir un tout petit museau argenté puis une petite créature inconnue apparut sur le bureau où se trouvait la pierre un instant auparavant. Elle s’approcha et vit un bébé dragon bleu. Elle prit peur car, jadis, un dragon de feu avait détruit tout le village et, depuis, on tuait tous les dragons qui en franchissaient la limite. Arc-en-ciel décida de s’enfuir avec le bébé dragon d’eau qu’elle avait appelé Plume. Elle prépara ses affaires, (écrivit quelques mots à ses parents,) sortit par la fenêtre et courut dans la forêt avec Plume.

Elle marcha plusieurs jours et quand elle arriva dans une grande plaine, elle sut que c’était l’endroit idéal pour élever son dragon et en recueillir d’autres. Elle s’installa, construisit une maison et commença l’éducation de Plume.

Plusieurs années plus tard, Arc-en-ciel avait beaucoup grandi, s’était mariée avec le prince elfe Florian et elle vivait désormais avec son maître et ses nombreuses bêtes car elle avait formé une colonie qui comptait plus de vingt de ces monstres attachants. Ils vécurent heureux et réconcilièrent les villageois avec les dragons.

PAULINE Z., MANON M. et TOBIAS W., 6A.

 

Il était une fois Gentillesse, la dragonne la plus gentille qu’on pouvait l’être. Elle habitait dans une grotte très lumineuse, où elle vivait avec Farouche, un bébé loup de quelques semaines. Farouche, très timide, la prenait pour sa maman.

Un jour, alors que Gentillesse rentrait de la chasse, elle trouva Farouche très malade. Elle le mit sur un tas de feuilles qui était son lit puis elle alla chercher son livre « Maladie et antidotes ». Elle vit qu’il ne restait plus beaucoup de temps à Farouche, alors elle prépara un siège, prit le bébé loup, accrocha le siège à son ventre et partit avec un sac de provisions et une carte.

Deux heures passèrent et Gentillesse sortit enfin de la vaste forêt. Elle se posa, regarda la carte et elle vit qu’il fallait survoler une falaise mais elle était trop haute. Alors elle vola jusqu’à une certaine hauteur et fit des bonds pour arriver au sommet. Après cette étape, elle était folle de joie car il ne restait qu’à survoler le lac aux piranhas. D’abord elle mangea des souris grillées et monta sa tente pour dormir et après cela, elle donna une souris et du lait à Farouche.

Le lendemain matin, elle rangea ses affaires et partit. Farouche était de plus en plus malade. Alors que Gentillesse faisait un bond, une pierre tomba sur son œil droit. Elle était toute rouge mais cela ne la découragea pas et elle continua jusqu’au lac où elle arriva enfin. Comme la dragonne ne pouvait plus voler, elle traversa un pont qui n’était pas solide et qui était très étroit. Elle s’avança, doucement mais sûrement. Malheureusement, au milieu du pont, une planche craqua puis toutes les autres s’affaissèrent. Devant Gentillesse, les piranhas étaient à l’affût, alors elle se mit sur la corde et avança en équilibre. Après cela, elle marcha encore dix minutes.

Ils arrivèrent enfin devant le bâtiment du docteur vétérinaire. Il les prit en urgence et donna le médicament miracle à Farouche qui l’avala et le docteur dit en même temps la formule magique suivante : « Boum Bada Boum ! Oh ! Maladie, tombe et pars ! » En un « Boum », Farouche fut guéri. Puis le médecin les fit passer par un portail et comme par enchantement, ils se retrouvèrent chez eux, tout contents, où ils vécurent heureux jusqu’à la fin de leur vie.

Adapté de MILENE S., CLEMENCE B., YAN K. et NATHAN O., 6A.